Violette

Violette - Place Monge

Naître un premier mai, dans un champ de fleurs. L'existence est parfois prédestinée. Celle de Violette l'était. A n'en pas douter. Les fleurs sont sa vie, sa religion aussi.

Depuis cinquante ans, sa boutique est ouverte, jour et nuit. Sur son bout de trottoir transformé en havre de pais, elle confectionne les bouquets. Mais, elle y recueille également les confessions de tout un quartier.


Pourquoi faire un portrait de Violette ?


Place Monge, ligne 7 du métro. On sort par un escalator assez long, un peu comme à Châtelet. Puis, la rue Monge est juste là. On la suit dans le sens de la descente, sur le trottoir de droite.

Là impossible de ne pas voir cette avancée sur le trottoir. Il est presque envahi. Des fleurs, des plantes, des chaises, une table. C'est le « nid » de Violette. Plusieurs fois, nous sommes passés devant et avons lancé des « Bonjour » à cette dame au visage sympathique. Nous le savions Violette n'était pas comme les autres. Un documentaire sur elle donnerait lieu à de belles séquences.

Sa boutique de bric et de broc, ses bibelots en vitrine. Et puis ses convives. Il y a toujours une ou deux personnes qui trainent devant sa boutique. Pas des clients, non des « amis du quartier » !

C'est cette ambiance qui nous a attiré. Une fleuriste pas comme les autres qui nous a raconté son histoire avec une timidité de petite fille. Violette ne dit jamais de mal, même les gens de Monceau qui viennent l'embêter parfois elle ne leur en veut pas.

Pour Brèves de Trottoirs, Violette était indispensable : de la fraîcheur, de la joie et de la bonne humeur.

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