La colère des syndicats devant le rectorat de Créteil

La colère des syndicats devant le rectorat de Créteil

Remous autour des suppressions de postes dans l'académie de Créteil

Les syndicats d'enseignants de l'académie de Créteil, l'une des plus peuplées et des plus sensibles de France, ont dénoncé jeudi l'ampleur des suppressions de postes d'enseigants prévues à la rentrée qui risquent, selon eux, d'aggraver une situation "très difficile".

Au total, 571 postes d'enseignants du premier et second degré seront supprimés à la rentrée prochaine où 8.060 élèves supplémentaires seront attendus dans les trois départements de l'académie (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne), selon des chiffres du rectorat. "Ces suppressions de postes massives ne peuvent qu'aggraver une situation déjà très difficile", ont dit dans un communiqué commun quatre syndicats après avoir boycotté une réunion avec le recteur. Relevant que 40 postes étaient supprimés en collège dans son département, Claude Bartolone, président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, a dit à l'AFP qu'il s'agissait du "pire des cadeaux" pour les vingt ans de la politique de la ville. Rappelant que le contexte budgétaire était "contraint", le recteur de l'académie a affirmé que la rentrée se ferait dans "de bonnes conditions". Lors d'une conférence de presse, William Marois s'est engagé à "maintenir les seuils de fermeture et d'ouverture de classe" dans l'ensemble de l'académie et à "préserver les conditions d'accueil" dans les dispositifs destinés aux élèves les plus en difficulté (établissements Clair, Réseau ambition réussite...) "Cela montre bien notre volonté de continuer à prendre en compte prioritairement les situations des élèves qui sont les plus défavorisés", a déclaré M. Marois, ajoutant que 52 places supplémentaires de CAP seraient ouvertes. "Il ne faut pas dire qu'on néglige la Seine-Saint-Denis", a rétorqué le recteur, affirmant notamment que les classes de 30 élèves en seconde seraient préservées dans le département et que le nombre d'élèves l'année dernière avait été moins élevé que prévu. 16.000 suppressions sont attendues cette année dans l'Education nationale dans l'ensemble de la France.

cliquez ici