L'accessibilité des sites Internet est au coeur de la conférence Paris Web.
DRJusqu'au 16 octobre, webdesigners, développeurs mais aussi internautes experts ou débutants se creusent les méninges sur le web dit "de qualité". Paris Web tient salon entre Bois-Colombes et Paris. Derrière le mot qualité, la notion d'accessibilité est primordiale.
L'accessibilité, c'est permettre à tous d'accéder aux mêmes informations sur Internet, qu'il s'agisse de sites commerciaux, administratifs... et dans lesmeilleurs conditions.
Monique Brunel se déclare "en campagne pour des sites Web de qualité, conformes et accessibles". Ancienne secrétaire-bibliothécaire, véritable autodidacte dans le web, depuis les années 2000, elle se consacre à ce sujet. Samedi 16 octobre, elle anime un atelier dans le cadre de Paris Web, dont le thème est "prendre en compte les handicaps cognitifs". Dans l'interview ci-dessous elle nous explique le sens de son combat.
Interview de Monique Brunel
Quels sont les Internautes concernés par l'accessibilité ?
C'est très large. Il s'agit en fait de personnes en situation de handicap. Cela s'adresse bien sûr aux malvoyants ou aux handicapés moteurs. Mais cela concerne aussi des personnes âgées qui vont avoir du mal à se repérer dans des sites trop touffus, où les pubs clignotent partout, où les caractères sont trop petits. Il peut s'agir aussi des personnes hypersensibles à la lumière, certaines qui vont avoir des difficultés à saisir les contrastes, par exemple à lire un texte sur une image. Les gens atteints de dyslexie sont concernés, car ils vont avoir du mal à lire des blocs de textes trop longs, justifiés ou des phrases dont tous les mots sont en majuscules. Vous voyez l'accessibilité ne concerne pas qu'un ou deux pourcents de la population, mais cela peut concerner pratiquement tout le monde.
Qu'est-ce qu'un site accessible ?
Derrière chaque page Internet, il y a du code. Et ce code doit respecter des normes. Par exemple, chaque image doit contenir une balise <alt>. Entre les balises <alt></alt>, l'image doit être décrite. Cela permet par exemple à des synthétiseurs vocaux (pour les personnes non-voyantes), de leur décrire l'image. Autre exemple, un Internaute doté d'une connexion bas-débit, et dont les images mettent du temps à se charger, pourra quand même prendre connaissance de l'image grâce à la description qui s'affiche.
Un site accessible respecte par ailleurs une bonne mise en page, avec une organisation en titres, sous-titres, paragraphes...
En France, où en est-on de l'accessibilité des sites ?
Depuis un an, il existe un référentiel (RGAA) qui impose aux sites Internet du secteur public de rendre leurs sites accessibles dans un délai de trois ans. Aux Etats-Unis ces contraintes existent déjà depuis longtemps. Par ailleurs, un label européen est en train de se préparer sur l'accessibilité des sites.
Pour @ller plus loin
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