Raske graffe les trains et les métros

Raske graffe les trains et les métros

Le jeune graffeur de 25 ans a été arrêté pour avoir tagué les métros de Boston et de New-York.

Raske, soupçonné d'être l'auteur de nombreux graffiti sur les rames du métro de New York et de Boston, est déjà connu des policiers français pour les mêmes faits, a été interpellé lundi à Boston. Il risque jusqu'à 20 ans de prison.

 Vidéo

Maxime Bezat connu sous la signature Raske, a été interpellé à l'aéroport de Boston "alors qu'il s'apprêtait à revenir en France", a précisé une source policière.

 

Les enquêteurs américains ont pu délivrer un mandat d'arrêt en partie grâce aux
renseignements fournis par la cellule "tags" de la police des transports, a précisé
la PP.

 

L'homme était en effet déjà connu par les enquêteurs français, "impliqué dans
huit procédures judiciaires
" pour des tags sur des rames de métro et de trains
en région parisienne, qu'il aurait commis depuis 2003.

C'est un policier américain, officier de liaison en stage à la sous-direction
de la police des transports à Paris, qui a fait le rapprochement, notamment grâce
aux signatures du taggueur, a expliqué une source policière.

 

Une vidéo visible sur Daily Motion montre cet individu, qui signait "Rask et Sekel", en pleine action sur une rame du métro parisien.

 

Tags- RASK (saut de ligne dans le tromé) par Peter-D

 

Ce taggueur "effectuait régulièrement des allers-retours entre la France et les Etats-Unis", a précisé la source policière.

Selon la législation américaine, il encourt une peine de deux fois 10 ans d'emprisonnement
en cumulant les peines du délit de Boston et de New York", affirme Emmanuelle Oster, chef du département d'Investigation Judiciaire de la Brigade des réseaux ferrés. En France, ce délit est puni jusqu'à deux ans d'emprisonnemt et 30.000 euros d'amende.

Celle-ci ajoute qu'en 2010, les dommages causés par les tags ont couté  1 171 000 euros.

 

Depuis les premiers graffs (à New-York dans les années 70), les défenseurs du tag estimant que cette activité est de l'art, s'opposent à la justice considérant que c'est du vandalisme.


 

Voir le reportage de Michelle Rey et Emmanuelle Hunzinger

cliquez ici